Histoire de la viticulture en Beaujolais : naissance romaine et essor au XVIIe siècle

L’occupation romaine du sol français contribua à la naissance de la viticulture, y compris en Beaujolais. Les découvertes archéologiques révèlent que, dès 59 av. J.-C., la consommation du vin fleurit au bord des grandes routes qui traversent ce territoire.

Voûtes en pierre et fût de chêne

Aidé par son terroir favorablement orienté, la proximité de la Saône et du Rhône navigables, l’accroissement des villes, c’est au XVIIe siècle que le Beaujolais intensifie son activité viticole.

Au lendemain des guerroiments des sires de Beaujeu, dont le premier d’entre eux, Bérard, se fait connaître en 957 grâce à ses transactions viticoles (!), les sociétés d’agriculture, les écoles, les solutions mécaniques et chimiques, l’arrivée du chemin de fer puis de la route incarnent le dense cheminement historique du vignoble beaujolais. Dès les années 1600, la vigne qui pousse au milieu des indis-pensables prés de pâture, attire la bourgeoisie lyonnaise.

Jouissant d’un droit de vente sans taxe, les notables se valorisent auprès du tout Paris par ce vin «clairet » de « bons pays ». La Révolution y apporte des prémices de classements, concrétisés par les premières appellations d’origines contrôlées, en 1936

Un vignoble de coteaux

Coteaux du Château Javernand

Sur 55 Km du sud au nord, le vignoble beaujolais est enserré entre Lyon et Mâcon. Appuyé à l’ouest sur les derniers contreforts du Massif central,il glisse, à l’est, sur la plaine de la Saône. De fait, ce vignoble de coteaux forme un tapis serré dont les teintes varient au gré des saisons. Accrochés aux pentes douces, les ceps ne sont jamais cultivés en plaine pour ne rien perdre de l’excellent ensoleillement et de la luminosité que procure leur exposition, tout en profitant de sols de qualité.

Orientés globalement du nord-est au sud-ouest, les rangs de vigne couvrent les monts du Beaujolais à une altitude moyenne de 300 m, sous des sommets qui culminent à 1 000 m. Influencée par cette topographie où l’eau abonde, la viticulture beaujolaise répond surtout de caractéristiques géologiques singulières : des terrains argilocalcaires et gréseux peu profonds au sud, des sols cristallins légers et acides sur les hauteurs et granitiques, au nord.

Beaujolais, villages et crus, un monde à découvrir

Cépage unique, le Gamay noir à jus blanc nourrit la création de 12 appellations : les « Beaujolais » et « Beaujolais villages », déclinés pour grande partie en vin primeur à travers le Beaujolais nouveau et le Beaujolais-villages nouveau, et 10 crus indexés à leurs terroirs.

Etiquettes de vins du beaujolais

Les « tendres » : Chiroubles, Fleurie et Saint-Amour, comme les « robustes » : Brouilly, Côte de Brouilly, Juliénas, Régnié, Chénas, Morgon et Moulin-à-Vent sont souvent caractérisés par des arômes de fruits rouges, de groseille et d’épices, une longueur en bouche intense qui se découvre lorsque ces vins « ont fait leurs Pâques » et bénéficié de quelques mois d’élevage avant la mise en bouteille.

En espérant que ces premiers éléments vous auront mis le vin à la bouche et pour approfondir vos connaissances sur les savoir-faire de la viticulture beaujolaise, n’hésitez pas à découvrir le site officiel des vins du beaujolais : http://www.beaujolais.com

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